2012/05/18

Une théorie et un homme en crise : les cordes et Alain Riazuelo

Mise à jour le 16/6/2019.
[fichier PDF de la bibliographie du modèle Janus ]
 

 Cette décennie voit l'écroulement du plus grand désastre intellectuel de l'histoire moderne de l'humanité : la théorie classique en cosmologie & astrophysique théorique autour du "modèle dit standard" et des "supercordes".

Cet effondrement prend depuis plusieurs années la forme d'un affrontement "à mort" (scientifiquement parlant) impliquant en particulier la personne de Alain Riazuelo (photo ci-contre). J'ai déjà mentionné sur ce blog son manque total de rigueur professionnelle et sa lâcheté dans le débat d'idées contre Jean-Pierre Petit et ses travaux en astrophysique. Rappels des faits: en août 2006, Alain Riazuelo a publié un court commentaire public sur le site de l'IAP critiquant uniquement l'article « Twin Universes Cosmology » paru dans Astrophysics and Space Science en 1995. Le ton employé est très discourtois, et l'auteur ne détaille pas tous ses arguments. On note également la phrase de conclusion qui prend un sens particulier si on s'intéresse aux prédictions quantitatives (succès et échecs) du modèle ΛCDM depuis 30 ans : « Aucune prédiction quantitative, et par conséquent aucune comparaison aux données actuelles. C'était pardonnable en 1995, mais certainement plus maintenant. En cosmologie comme ailleurs en astrophysique, on ne peut prétendre avoir le moindre sérieux si on ne fait pas de prédictions quantitatives. »
À la suite du commentaire de Riazuelo republié par un tiers sur l'article Jean-Pierre Petit et à ses propres contributions qui ont suivi entre le 14 août et le 9 octobre 2006 sur 21 journées, Jean-Pierre Petit s'est fait bannir à vie du projet Wikipedia France par 16 administrateurs francophones. Il a exprimé sa réponse et son désaccord profond sur son site personnel et sur Wikibuster dont les URL sont depuis inscrites sur la liste noire de Wikipedia France. Sur le fond scientifique et sociologique, Jean-Pierre Petit a tenu un journal ouvert pendant plus de 10 ans où il détaille les réponses qu'il a fournies à Riazuelo et à la direction de son institution, par écrit puis en vidéo, concernant en particulier ses demandes de débat scientifique en séminaire public, qui sont restées systématiquement ignorées par l'IAP, contrairement à toute règle d'intégrité et de déontologie scientifique (voir E. Vergès « Ethique et déontologie de la recherche scientifique » ; interview "La liberté d'expression" par Enquête et débat ; article La Croix 06/2018 ; conférence "Faut-il être hérétique pour innover en science ?" - réf. BNF).  

Mr Riazuelo s'est trouvé placé en chantre du modèle standard du fait que le champion d'une théorie alternative était lui aussi français, du fait de sa position à l'IAP, et surtout parce qu'il a été piqué au vif par un lecteur, un citoyen qui lui demandait de faire son devoir et de commenter ces travaux originaux. C'est bien cette intrusion de la citoyenneté pour relancer un débat scientifique complètement bloqué qui est ici à souligner.

Depuis lors, cette position héritée de défenseur champion du modèle "standard" l'a poussé à prendre position de manière particulièrement véhémente contre les travaux de doctorat des frères Bogdanoff, puisque ce sont encore des français (décidément!). Riazuelo fut prisonnier d'une psychologie de "défenseur ultime" qui sacrifie sa propre éthique. Les frères Bogdanoff, devant les manoeuvres répréhensibles et répétées de Riazuelo, ont décidé de porter plainte, ainsi que contre la revue Ciel et Espace qui est l'organe de presse au service exclusif des défenseurs du modèle cosmologique standard, et qui ne s'en cache pas. Le 14 mars dernier, les frères Bogdanoff ont gagné leur procès. Deuxième incursion de la société dans le débat scientifique, cette fois via un recours en justice. On est monté d'un cran.


Il est frappant de constater que l'écroulement du modèle standard s'accélérant, on assiste désormais à un "appel à la patrie en danger". C'est ainsi qu'une lettre ouverte de Ciel & Espace recueillant 334 signatures de scientifiques vient d'être publiée. 
Dès lors, il est facile d'identifier deux camps irréductibles :
La confrontation entre les deux camps ne peut pas s'arrêter, et ne peut même que s'amplifier. Ceux qui ont signé cette lettre n'ont fait que rendre légitime l'existence du second camp, qui ne peut plus aujourd'hui être simplement ignoré. Malgré leur nombre apparent, ils se sont marginalisés dans une posture défensive qui  met en lumière leur refus du vrai débat scientifique, transparent, comme le réclame Jean-Pierre Petit depuis des années. Dès lors, les jours du modèle cosmologique standard (et des supercordes) comme modèle dominant, ainsi que du pouvoir de mandarin de ceux qui le défendent, sont comptés. Les défenseurs emblématiques seront remplacés, les plus féroces isolés, pour permettre aux nouvelles idées de s'installer, et sortir enfin de l'ornière intellectuelle. La France a un devoir particulier en la matière. Ici aussi, notre école de pensée a rendez-vous avec l'Histoire.

Ainsi en va-t'il des mondes qui s'écroulent. Ce changement de paradigme, ici en astrophysique, est aussi à rapprocher de la fin du statu quo général qui a prévalu dans notre société occidentale depuis 1945. Le fait qu'il se déroule dans le champ scientifique est aussi un point d'orgue, puisqu'il met en lumière la capacité d'un système humain, sensé être le plus transparent et ouvert à la contradiction, de s'enfoncer dans une impasse pendant toute la durée de vie active d'une génération. C'est donc un indicateur pertinent pour nos travaux d'anticipation politique.

MAJ 25/05/2012 :
J'ai publié un autre billet pour expliquer le fondement de ma démarche : la démocratie scientifique.

MAJ 26/05/2012 :
On lira avec intérêt cet article de Courrier International : y a t'il une menace Bogdanoff ?

MAJ 15/07/2015 puis régulièrement complété (24/03/2019) :
a) S'ajoutant aux références qui existaient déjà, on peut citer (les nombreuses publications et conférences de J.-P. Petit dans le domaine de la MHD ne sont pas listées ici) :
Il faut noter que d'autres chercheurs essaient de suivre la roue du leader de la cosmologie bimétrique, mais sans se référer à aucun de ses travaux précédents en cosmologie (ADS). En effet il existe, dans la littérature, des travaux concernant des modèles « bimétriques », qui n’ont rien à voir avec celui de Petit. Dans ce cas la seconde métrique se réfère à des « gravitons » dotés d’une masse, et même dans certains cas d’un « spectre de masse » (Damour et Kogan, 2002).

b) la percée historique du modèle cosmologique JANUS du Dr J.-P. Petit est décuplée depuis septembre 2013. On en jugera avec les publications scientifiques de premier plan suivantes :
Et ce n'est que le début de l'effondrement que j'annonçais dans mon anticipation politique de 2012 :
 
  • Un excellent résumé de ces 40 années de recherche sous forme de vulgarisation scientifique est désormais disponible : J-C Bourret, J-P Petit, Contacts Cosmiques - Jusqu'où peut-on penser trop loin ?, Guy Tredaniel Ed., (3 Oct. 2018), 400p.
    • p. 381, J.-P. Petit trouve une autre utilité aux sondes Pioneer X et XI, qu'il avait déjà mentionné dans L'univers gémellaire, p. 85 : la détection directe de masses négatives interstellaires par leur effet gravitationnel ralentisseur sur les sondes. Ce ralentissement reste inexpliqué jusqu'à présent, malgré des efforts acharnés pour parvenir à une explication démontrée sur le mouvement de bout en bout, pas seulement sur celui observé à partir de l'orbite de Saturne. Prochaine publication à paraître, conformément au modèle cosmologique Janus dont ce serait la 14ème preuve observationnelle.
      J.-P. Petit (et coll.) mènent déjà 13 à zéro dans le match contre l'ensemble des cosmologistes terriens.

Les articles publiés peuvent également être téléchargés à partir de Sci-Hub.

1 Octobre 2018 : 
Après des années de bataille juridique les frères Bogdanoff ont enfin, en appel, eu gain de cause contre le CNRS, condamné pour diffamation pour avoir été à l'origine de la diffusion d'un rapport mettant en cause la qualité de leurs travaux de thèse, auquel le journal Marianne donna écho. C'est l'astrophysicien Alain Riazuelo qui transmit à la revue ce rapport. Dans Janus 25, à 13 minutes 35 secondes, J.P. Petit avait exprimé son opinion, positive, sur leurs travaux, alors que nombre d'autres scientifiques, y compris une académicienne, Françoise Combes, invoquant un "droit au blâme", avaient signé un manifeste dans Ciel & Espace (voir lien au début de cet article) clouant les jumeaux au pilori, et accroissant ainsi leur préjudice humain et professionnel. Il est à prévoir que ce "droit au blâme" sera repris en force par la population quand le moment sera venu de régler la note avec les pseudo-élites, scientifiques ou autres
...

24/11/2018 :
F. Henry-Couannier (Univ. de Luminy) avait publié un article de cosmologie gémellaire avec Petit et D'Agostini en 2005 (cf ci-dessus). Il a ensuite continué à développer sur cette base son propre modèle d'extension bimétrique de la RG baptisé Dark Gravity. Il cite les travaux de Petit comme référence, et utilise le terme "Champ Janus" dans son modèle, mais les différences sont fortes avec le modèle de Petit :
  • The Dark Side of Gravity, Global Journal of Science Frontier Research (A), Vol 13, Issue 3, (2013), 1-53 ; Arxiv. Note: Henry-Couannier a reconnu en 2018 que ce journal était une "arnaque" pour chercheurs qui payent pour publier leurs travaux sans toujours se douter qu'il n'y a pas de véritable revue par un pair.
  • The Dark side of Gravity vs MOND/DM, 8/01/2019, présenté au séminaire de l'IAP de décembre 2018. 
Depuis 2014, il publie des travaux pour étendre son modèle afin d'expliquer les effets LENR :
Ce pourrait être également un développement futur pour Janus, après celui de #SuperJanus.
Henry-Couannier a publié sur son site en juin 2017 une critique du modèle Janus. L’objection liée aux identités de Bianchi sera développée par Damour en 2019, lequel s'inspire également du titre choisi par Henry-Couannier, sans le citer. 

12/01/2019 : Controverse scientifique publique avec Thibault Damour
Le 5 novembre 2018 Thibault Damour a répondu au questionnement d'un spectateur à propos des travaux de Petit sur le modèle cosmologique bimétrique Janus, à la sortie d'une conférence qu'il venait de donner dans le cadre du 18ème congrès Wright à Genève. Cet échange a été filmé. L'académicien argue que le modèle Janus ne repose sur aucune base mathématique et qu'ainsi "il n'est même pas faux", parce qu'il ne dérive d'aucune action, d'aucune dérivation lagrangienne. Il évoque une lettre qu'il a envoyée à Petit il y a des années et qui serait restée sans réponse. Petit a précisé dans une vidéo publique qu'il lui avait répondu il y a des années en lui disant que le modèle cosmologique bimétrique Janus était bien fondé sur une dérivation Lagrangienne (publiée en 2015 7), en fournissant les documents à l'appui, publiés dans des revues de haut niveau, dont celle qui constitue pour Damour une référence : Physical Review D 8.
Le 4 janvier 2019, Damour a publié sur sa page de l'IHES une critique de 7 pages sur les équations de champ du modèle Janus (plus précisément sur 3 publications de 2014 9,10 et 2016 11), en réponse à une lettre du 7 décembre 2018 que Jean-Pierre Petit lui a adressée 12. La rédaction de cette critique publiée par Damour a fait l'objet de conseils scientifiques de la part de Nathalie Deruelle, ainsi que de Luc Blanchet.
Petit a annoncé à la fin de la vidéo Janus 26 qu'il critiquerait les travaux en cosmologie bimétrique de Damour dans une prochaine vidéo à paraître, et qu'il répondrait en détails à cette critique du 4 janvier dans le prochain épisode Janus 27 13.

13/03/2019 : Petit a publié la vidéo Janus ép. 27. Elle est accompagnée d'une annexe scientifique de 54 pages qui explique l'évolution du modèle bimétrique Janus. A partir de la page 28, la critique de Damour, Blanchet et Deruelle est analysée et le modèle Janus est précisé : il évolue légèrement pour respecter les identités de Bianchi. Désormais JCM est décrit comme dérivant d'une action selon la méthode variationnelle. Il dispose d'une nouvelle dérivation lagrangienne. Ces raffinements du modèle, habituels en physique, ne remettent pas en cause les résultats précédemment obtenus par rapport aux observations astronomiques. Le lagrangien obtenu permet de modéliser finement l'effet de lentille négative du Répulseur du Dipôle. Cette mise à jour de Janus est validée par une nouvelle publication acceptée: Physical and mathematical consistency of the JCM, Progress in Physics, accepted Feb. 2019, vol. 15, issue 1.

15/03/2019 : Vaincre son égo.

"J'ai découvert ce papier, consigné par Gabriel Chardin. Cet "anti plasma", quelle trouvaille. https://arxiv.org/pdf/1804.03067.pdf  Et cette phrase : "These models could be viewed as the Newtonian limit of some biometric extension of General Relativity" : "Ces modèles pourraient être considérés comme la limite Newtonienne de quelque extension bimétrique de la Relativité Générale". De minables petites tentatives de pillage scientifique. Réussir à parler de tout cela sans évoquer nos travaux, faut le faire. Ce Chardin, quel opportuniste ! Il est bien placé, à la Direction Générale du Cnrs, "responsable des grands instruments". Il espère que l'antimatière "va tomber vers le haut". Si c'était le cas il se précipiterait sous les projecteurs en disant . "C'est moi qui …". Mais ça n'a pas l'air de venir. Cette antimatière de labo a bien l'air de tomber bêtement vers le bas, comme je l'ai prédit. Chardin est un théoricien comme moi je suis archevêque. Quid de ce modèle de Milne-Dirac qui contredit les auteurs du prix Nobel pour la mise en évidence de l'accélération de l'expansion. Mais on essaye de se placer comme on peut. C'est le grenouillage habituel des milieux de la recherche française (mais dans tous les pays c'est pareil). Ca me rappelle la MHD, il y a trente ans. C'est malhonnête, minable. 

Je bosse avec la mathématicienne Nathalie Debergh. Quelle différence, humainement ! Rigueur, honnêteté, humanité, courage, humour, et passion, aussi. Ce qu'il faut pour se trouver éjectée de l'université de Liège. Car, qu'on ne s'y trompe pas, c'est partout pareil. Avec des états de service impressionnants, un esprit exceptionnellement brillant, elle s'est vue barrer l'entrée de l'université. Elle est prof dans une école technique, enseigne à des institutrices et des étudiants en agronomie (…).

Dans ces milieux, quand on a décidé de faire tomber quelqu'un, on fait tout pour que la personne ainsi condamnée n'en ait pas conscience. 

- Ah, ma petite Nathalie, votre candidature, ça n'a pas marché cette année. Mais ne vous découragez pas. Il faut se dire que l'année prochaine …. 
Alors que ces gens savent pertinemment qu'elle a été "condamnée" par la maffia locale parce que trop brillante, parce qu'elle appelle un chat un chat, parce que ses exceptionnelles qualités font de l'ombre aux autres. Dans le monde de la recherche, être brillant est plus un handicap qu'un avantage. Quand on est comme Nathalie, on ne voit pas le coup venir. On est plongée dans ses recherches. On produit à tout va (cent articles parus dans des revues top niveau). Jusqu'au jour où c'est la dernière année. Où l'université a choisi un "profil" tel que ses compétences ne puissent être prises en compte. Alors c'est la porte. Retrouver un job n'importe où, tant bien que mal. 

Moi je m'en suis sorti parce que je me suis toujours efforcé d'anticiper. Sauf la fois où la DG du Cnrs m'avait viré de l'observatoire par lettre de cachet. Je ne pensais pas qu'ils auraient été jusque là. Je pense à James Lequeux, complice de cette opération de "prophylaxie". Lequeux, qui disait qu'il avait le cuir aussi épais que celui d'un rhinocéros. Mais j'ai échappé à ce coup là aussi. Depuis, je n'ai que mépris pour cette institution qu'est le Cnrs, dont la devise devrait être " Je ne veux pas le Savoir". Des structures qui fonctionnent comme la Maffia. 

Vous savez pourquoi Nathalie a pris contact avec moi ? Elle m'a dit "j'ai découvert en vous un type intègre. Et ça ne court pas les rues dans le monde université-recherche". Le résultat de cette collaboration a été un super papier en mécanique quantique. 
Qu'est-ce que je fais, maintenant ? Je me tourne vers Nathalie. Nous échangeons. J'ai basculé dans la géométrie symplectique. Passionnant, et à terme utile. Mais les internautes me demanderont en vain " alors, cette vidéo Janus 28 ? ". Il n'y aura plus de vidéo Janus. 

Damour avait attaqué, bille en tête, avec sa lettre recommandée avec accusé de réception. Sûr de lui il avait même mis "sa démonstration" dans sa page de l'IHES. Mais ajoutera-t-il ma réponse ? Comme j'ai attendu deux mois que mon papier soit définitivement accepté par Progress in Physics il disait à qui voulait l'entendre " j'ai mis Petit K.O.". Le retour de balancier est brutal. Vous avez vu le vide de cette "massive bigravity" ! Vertigineux. Quarante pages de vide, de bluff, de vent. Pour montrer le vide de ce papier il a fallu que j'explique ce qu'était une action. Là aussi c'est minable. Et que dire de cette Françoise Combes et de ses mille publications. Ils sont magnifiques, nos académiciens. Et Villani, qui m'a envoyé deux cartes postales avec "ses encouragements". Candidat à la mairie de Paris. Déclare "l'enfouissement des déchets nucléaires est la moins mauvaise solution", alors qu'il n'y connait rien. Il y a un sujet que je connais bien : c'est la théorie cinétique des gaz, le domaine où Villani a eu sa médaille Field. Il a été assez intelligent pour comprendre que "sa contribution" ne débouchait sur rien. Après, il s'est empressé de laisser tomber toute recherche, pour se concentrer sur ce qui est l'axe de sa vie : sa recherche d'identité. Parce que ce costume, ce déguisement, cette araignée, à quoi ça rime ? Il a besoin de ça pour exister ? C'est pathétique. Pour se balader comme ça il faudrait l'humour d'un Oscar Wilde. Après la mairie de Paris, c'est quoi le plan ? Ministre de la recherche ? Et, pourquoi pas, président de la république. Macron y est bien parvenu. 

Vous savez ce que j'ai tendance dire à propos du monde université-recherche : 

- Au mieux, ils sont lâches. 

Sauf, de temps à autre, des grandes figures comme Lichnérowicz. Je n'oublierai jamais. Sans lui je n'aurais jamais pu publier mes travaux de dynamique galactique des années soixante. Lichné, c'était un grand seigneur de la recherche. Après, on a eu des types comme Evry Schatzmann. Savez vous qu'avant de devenir un ennemi acharné il a été président du Jury de ma thèse, en 1967 ? Il savait donc ce que je valais. Mais pour lui, j'étais un "criminel" : j'avais relié le phénomène ovni à la science. Je devais disparaître. Rappelez-vous. Il avait fait comme Damour, avec la MHD. L'histoire "du baron de Munchaüsen". Pour exercer ce droit de réponse à Annecy en 1976 j'étais venu en ambulance, sur un brancard, victime de mon accident du travail dans mon labo. 

Je lis de temps en temps des mots d'internautes qui me reprochent "de régler des comptes". Mais le monde de la recherche est, sauf rares exceptions, de temps à autre, un grouillement de cloportes. 

De temps en temps un homme se bat pour une idée, comme feu mon grand ami Jacques Benveniste. On l'a tué. Des types comme Charpak, et beaucoup d'autres, ont mis le paquet. Je disais " Jacques, abandonne, dégage, tu vas y laisser ta peau". Qui ira demander des comptes à cet ancien directeur de l'INSERM qui avait prononcé son exclusion de son labo de Clamart, ce qui avait contraint Jacques à se réinstaller dans des baraquement Algeco, dans la cour ! Je crois qu'il s'appelait Lazare. Honte ! Honte ! À la fin Jacques payait ses collaborateurs avec son propre argent. Il courrait de tous côté pour trouver de l'argent. Son coeur amoché partait en miettes. Il est mort sur une table d'opération. Le chirurgien m'a dit " j'ai ouvert, mais je ne pouvais rien faire. son appareil cardiaque était en miettes". Il avait déjà été rafistolé maintes fois. 

Et Michel Bounias, viré de son labo de l'INRA d'Avignon, pour avoir publié et confirmé ses analyses sur une trace d'ovni à Trans en Provence en 1981. Exclu, excommunié. Reclus dans un bureau d'une fac. Privé de tous moyens. Honte ! honte ! Il s'était en outre attiré les foudres de l'INRA en dénonçant, le premier, l'effet mortifère des insecticides sur les abeilles ! Décédé d'un cancer. En fait du traitement auquel il a été soumis par sa hiérarchie. 

Je m'en suis toujours sorti parce que je pouvais changer de domaine de recherche. Je l'ai fait n fois. Et là, à 82 ans, c'est un nouveau changement. Je vous laisse vous démerder avec les Damour, les Françoise Combes, les Gilbert Chardin, les Etienne Klein, les Lachièze-Rey, les Riazuelo, etc… etc…

À moins que vous ne préfériez écouter leurs discours sans réagir. C'est à vous de voir. Maintenant, le spectateur, c'est moi."

20/03/2019 : Diffusion du modèle Janus
Depuis la publication de l'article de Patrick Marquet, Twin Universes: a New Approach, Progress in Physics, 2019, vol. 15, issue 2, la bibliographie sur cette page n'est plus régulièrement mise à jour : à la place, le fichier PDF de la bibliographie du modèle Janus sera mis à jour.

20/03/2019 :
Luc.J.Bourhis, docteur en physique des particules mais non spécialiste de la RG, publie une "démolition" (sic) du modèle Janus. Réponse de J.P. Petit : "Il faut que ce monsieur publie cela dans une revue à comité de lecture, ou qu'il écrive à la revue qui m'a publié."
Ce contenu n'a pas fait l'objet d'une publication ou même d'un envoi à Progress in Physics comme droit de réponse, et Bourhis n'étant pas un spécialiste reconnu du domaine concerné, son travail n'a pas fait l'objet d'une réfutation. 
Nathalie Debergh, co-auteur, l'exprime de façon plus imagée: "Exactement. Le jeu scientifique veut que, quand on a une critique à formuler, on envoie cette critique à la revue...qui décide de publier ou non (ah, se soumettre à ça...c'est plus risqué ! Et on ne parle pas du danger éventuel que le referee réponde "ok, mais proposez une alternative qui réponde positivement à vos critiques"... Construire plutôt que détruire ? Ouh là là !). Sans cela, la critique est à la valeur scientifique ce que les tabloïds sont aux revues qui vérifient leurs sources. Et Brad Pitt ne passe pas son temps à répondre aux journaleux qui écrivent sa nouvelle histoire d'amour avec un orang-outan candidat à la présidence du rotary club de LA..." 

Et elle complète ensuite de manière pertinente:
"Voilà où le bât blesse : le mot "détracteur". Nous ne sommes pas en train de dire que le modèle Janus est parfait : un modèle est fait pour évoluer et se perfectionner au cours du temps ou... être laissé de côté si rien de bon n'est à en tirer. 
Là, je vais parler en mon nom (je ne sais pas ce que JPP en pense) : autant j'apprécie l'attitude de quelqu'un qui trie constructivement les informations (ça, je prends car c'est un résultat intéressant et ça je laisse momentanément je corrigerai ensuite car ça laisse à désirer), autant quelqu'un qui est dans l'optique "je vais tout démolir mais ne rien proposer en échange" m'irrite. Cette dernière attitude est purement négative et, personnellement, je ne passerai pas une seconde de ma vie (fort chargée, vous l'avez compris) à lire ces gens. 
J'insiste : ce n'est pas parce qu'ils critiquent Janus mais parce qu'ils ne font que cela, d'une façon peu orthodoxe puisque soit on contacte directement l'auteur en privé, soit on envoie un papier à une revue- et ne proposent rien pour améliorer. 
Il faut quand même rappeler que JPP a été le premier à proposer que la matière noire soit négative... ce n'est pas rien ! Depuis, de nombreux physiciens ont repris l'idée à leur compte, sans mentionner JPP la plupart du temps. Encore il y a quelques jours, j'ai reçu la demande d'une revue pour analyser un article en parlant... 
Donc, de mon côté, je vous répondrai que je lirai les critiques à partir du moment où elles seront formulées par quelqu'un qui fera le tri entre tout ce que Janus a apporté et ce qui reste à améliorer. Mais je ne lirai pas des gens qui existent ou qui croient exister avec une démolition (appeler son papier comme cela, ce n'est pas anodin... vous en conviendrez... "critique" aurait été plus mesuré) de ce que d'autres ont fait. Ce n'est pas du mépris qui vise ce Luc B personnellement, c'est un mépris pour une attitude générale. Qu'il propose quelque chose de constructif et je le lirai avec beaucoup d'intérêt." 

Et juste après:
"J'ignore si vous êtes familier du milieu de la recherche. Si vous l'êtes, je ne vais rien vous apprendre. Si vous ne l'êtes pas, sachez que ce n'est pas un milieu convivial où fusent de grandes idées émises par des gens remarquables... On est plus près de Koh-Lanta que des hautes sphères. Je ne mets pas tout le monde dans le même sac : il y a des chercheurs remarquables. De ce que j'en ai vu, ils ne sont guère la majorité. Imaginez que j'ai entendu un chercheur se réjouir du cancer généralisé de la fille de son collègue car il allait pouvoir prendre sa place. Et croyez-moi, ce n'est pas une exception. Imaginez que vous viviez dans cette fange humaine pendant des années... 
Alors quand quelqu'un publie sur une plateforme un truc qui s'intitule "démolition", on se dit "et hop, un sale con de plus" ! Et on n'a pas envie d'aller plus loin. Parce que la nausée du milieu peut reprendre et qu'il faut s'en protéger. Je ne dis pas que Luc B est un sale con mais il en a eu le comportement. Et j'ai décidé de ne plus consacrer mon temps qu'à des gens positifs. Pour clôturer, certes JPP y est allé fort dans sa vidéo mais le public ne sait pas forcément tout ce qu'on a dû "accepter" avant... 
Ainsi Damour, que vous citez, m'a envoyé un message (et je ne lui avais pas demandé son avis !) me reprochant en termes très méprisants, condescendants et paternalistes, de ne pas avoir tenu compte de la gravitation dans l'article de mécanique quantique... AUCUN papier de MQ ne tient compte de la relativité générale car, comme vous le savez, conjuguer les deux, c'est le Saint-Graal de tous les physiciens. Et moi, pauvre matheuse, je n'y suis pas arrivée (je n'ai même pas essayé !) plus que l'ensemble des physiciens, Damour compris. Mais ce cher homme me le reproche en vomissant ses termes méprisants... Vous voyez que c'est l'accumulation de ces comportements qui ne grandissent pas leurs auteurs qui provoque, finalement, une réaction pas piquée des vers ;-) "

~15/04/2019 :
Commentaire de J-P. Petit :
"tant que je ne pourrai pas présenter mes travaux à l'IHES je ne finaliserai aucun des quatre papiers qui étaient en cours:
  • Ralentissement des sondes Pioneer par la présence de la masse négative 
  • Description de l'ère radiative de Janus 
  • Modèle de galaxie 
  • Brisure de symétrie Janus"

19/04/2019 :
Commentaire de J-P. Petit après l'observation de M87:
"Les internautes attendent depuis des jours mon commentaire au sujet de cette image de "trou noir géant". 
C'est une image en fausse couleur, qui exploite des données issues de la radioastronomie dans les longueurs d'onde de 1 mm.  Qu'est-ce que cette image nous "dit" ? Qu'il y a une émission importante en périphérie, alors que la partie centrale est peu émissive. 
Deux objets peuvent produire ce type d'image. 
  • Un "trou noir" et la frontière de celui-ci a alors pour rayon de "rayon de Schwarzschild". La vitesse d'orbitation circulaire autour de cet objet est alors ... la vitesse de la lumière. Les électrons, circulant dans le "disque d'accrétion" émettent alors du rayonnement. La partie centrale est totalement et strictement non émissive car la lumière ne peut s'en échapper. 
  • Soit c'est ce à quoi il faut bien donner un nom, par exemple "un corps subcritique", dont le rayon est 0.94 fois le rayon de Schwarzschild. Ce n'est alors pas un trou noir, mais comme la vitesse d'orbitation circulaire est proche de c , les électrons émettent aussi du rayonnement. La partie centrale émet du rayonnement, mais qui est fortement "redshifté". Elle apparaîtra donc "sombre".  

Pour moi cet objet correspond à une masse qui se maintient en état de sous criticité en inversant toute masse en excès en l'inversant à coeur et en l'expulsant hors de l'objet. Voir mes vidéos Janus. Comment faire la distinction ? 
  • Si c'est un trou noir dans la partie centrale il n'y aura aucune émission. 
  • Si c'est un objet subcritique, il subsistera une émission de faible énergie. 
Cette distinction n'est pas possible actuellement.  
 Dès 1916 Karl Schwarzschild avait calculé, dans son second article, qui a été seulement traduit de l'Allemand en 1999 et qui est de fait peu connu, y compris des "black hole men" que quand le rayon de cet objet massif atteignait ~0,94 R(indice rho) la vitesse de la lumière devenait infinie en son centre. La pression devient aussi infinie. Pour un physicien "il doit se passer quelque chose". Selon moi ce sont les conditions d'inversion de la masse en ce point. L'objet fonctionne comme une ... chasse d'eau, qu'on ne peut jamais faire déborder et la criticité (rayon = Rs de Scharwzschild) n'est jamais atteinte. Il ne se forme pas d'horizon ou de "singularité centrale". 
Voir dans mon site les vidéos Janus 25-1 à Janus 25-5 La première : https://www.youtube.com/watch?v=FMtfbUX5q4E&t=779s [NDR: et en particulier https://www.youtube.com/watch?v=glepnXSkiyE&t=1448s publié le 29/09/2017]

Il reste la question, non résolue, de la formation de ces objets de très forte masse. 
En 1997 j'ai avancé un mécanisme assez différent des schémas classiques. J'invoque, dans mon modèle Janus, une "fluctuation conjointe des deux métriques". Il y a dans le modèle Janus un "effet de masse apparente". 
  • Quand ces fluctuations extra-cosmologiques vont dans le sens d'une baisse de la densité apparente de la masse négative entourant une galaxie, le confinement de celle-ci se trouve compromis et elle se disloque. On obtient alors le bestiaire des "Galaxies irrégulières", voir le catalogue de Halton Arp (dont on [NDR: la cosmologie classique] n'explique pas l'existence). Des fluctuations qui ne peuvent survenir que dans une géométrie "Janus".  
  • Si au contraire cette masse apparente se renforce il se créé une onde de densité centripète dans le gaz (galaxies de Hoag). Cette matière converge vers le centre galactique. Comme toute onde de densité dans le gaz (comme la structure spirale) celle ci crée des étoiles jeunes, qui émettent en UV et ionisent l'objet (sphère de Stromgren) . C'est pour cela que cette onde devient visible. 
Ce gaz ionisé piège alors le faible champ magnétique de la galaxie et rassemble ses lignes de force (effet de nombre de Reynolds magnétique élevé) comme le ferait un moissonneur avec une botte d'épis de blé. Ce champ passe alors d'un microgauss à des milliers de teslas.  
Quand cette masse gazeuse atteint le centre galactique, son énergie cinétique se mue alors en chaleur et les conditions de Lawson sont atteintes dans toute la masse, d'un coup. On obtient alors un quasar.


 Le plasma produit par la fusion est alors émis préférentiellement selon les deux directions du dipôle magnétique. D'où des jets. 
Ce plasma est alors accéléré pour le gradient de champ magnétique. Cette structure magnétique se comporte comme un fantastique accélérateur de particule naturel, d'une longueur de 100.000 années lumière. D'où les énergies des ... rayons cosmiques
Si on plottait la loi de Hubble, s'appuyant sur les galaxies à noyaux actifs et sur les galaxies irrégulières, les constantes de Hubble qui s'en déduiraient devraient être différentes." 

24/04/2019 : Janus 22.6 :  est-ce la première image d'un trou noir géant ou d'un objet subcritique ? Tout premier modèle de quasar.
Two days later, Janus 22.6 English version : first ever image of a giant black hole or a subcritical object? First ever quasar model.

2/05/2019 : 
Les débats sur Janus avec un minimum de fond scientifique sont encore extrêmement rares sur internet. On peut citer quelques occurences :
  • Les commentaires échangés entre Alcyon et flux_capacitor suite à l'article sur Agoravox fin février 201, ou sur le forum NSF,
  • qu'il faut bien distinguer de la page de discussion de l'article "Modèle bimétrique" sur wikipedia FR, où les administrateurs qui interviennent ne laissent pas se dérouler la discussion et prennent de manière systématique un violent parti-pris de censure, de mauvaise foi assumée et de violation répétée des règles internes de wikipedia FR, sans dissimulation et en toute impunité (jusqu'à présent). Ce type de comportement délétère se répète avec la même petite côterie sur la page pour Trou noir. On retrouve ce comportement absurde et contradictoire sur wikipedia en anglais, puisqu'il y est importé par un tout petit nombre de francophones.
2/05/2019 :
Interview sur NureaTV : « Objet M87 : Trou Noir ou pas ? » avec Jean-Pierre Petit (durée: 2h33)

13/05/2019 : émission L'heure des Pros sur CNews  avec J-C Bourret pour la présentation du livre Contacts cosmiques.

27 au 31/05 2019 :
Participation de J.P. Petit au colloque Souriau 2019 en présence de Marc Lachieze-Rey et Damour... ! Cette participation a été scandaleusement annulée par les organisateurs, sans explications. Plusieurs vidéos et PDF ont été diffusés par Petit au sujet de la communication qu'il comptait y faire sur ses travaux conduisant à la métaphysique théorique.
  • version en français du 15/05 : "Une mécanique symplectique complexe". Communication au colloque donné en l'honneur du mathématicien Jean-Marie Souriau. [6 juin 2019: Erratum : reformulation d'un détail d'une démonstration, ce qui ne change pas le résultat qui avait été obtenu et publié]
  • 05/15 video, english version. PDF.
  • version en français du 10/05 : video ; PDF.
23 au 29 juin 2019 :
communication orale acceptée au colloque Friedmann à Saint-Petersbourg (Russie) : "Mass inversion through the Schwarzschild sphere" ; suite à un revirement tardif de la part des organisateurs, J.P. Petit a ensuite annulé sa participation à ce colloque.


Central Banks are adding tonnes of new gold to their reserves : statistics

 According to the World Gold Council, during the last quarter centrals banks and others official sector institutions from Russia, Mexico, Kazakhstan, Philippines, Belarus, Ukraine, Tajikistan, Turkey, Argentina added tonnes of new gold to their reserves, mainly to reduce their exposure to US dollar. Moreover,
"Central banks sales were virtually non-existent during the quarter. Signatories to the CBGA-3 have almost ceased sales of their gold, with occasional small sales announced as related to the sale of gold coins."
The 80.8 tonnes added during Q1 2012 are exclusive of the 14.3 tonnes net addition to Turkey gold reserves.


Read the source for more details : Gold Demand Trends Q1 2012

2012/04/29

S'immerger dans la campagne présidentielle 2012

 J'ai reçu depuis 15 jours deux demandes en privé qui m'interrogeaient sur le peu d'activité de ce blog face à l'actualité de la campagne, et l'importance de ce moment. La deuxième occurence justifie une réponse publique.
La raison est très simple : l'accélération du temps politique imposait d'utiliser un autre outil de communication. Nous avons voulu bien évidemment inscrire le plus possible nos messages dans cette élection qui est la clé pour la France et l'Europe mais aussi le Monde pour les 10 ans à venir. Nous avons donc choisi de communiquer beaucoup plus fréquemment par l'intermédiaire du micro-blogging Twitter, qui permet d'être pleinement réactif sur les phrases et messages clés, et pointer les articles les plus importants, pour souligner ce qui porte du sens dans l'écume des communiqués. Pendant cette course électorale, Twitter permet aussi de prendre le poul de notre intérêt collectif. 
Certains points nécessitaient d'être expliqués plus longuement, et c'est pourquoi j'ai rédigé quelques billets sur ce blog en complément. Cela ne signifie en rien que nous abandonnons ce blog pour passer exclusivement sur Twitter, vous l'avez compris. Nous utilisons tous les réseaux sociaux en profonde synergie avec ce blog.
Voilà pour la doctrine d'usage.
Je pensais que tous les lecteurs de ce blog suivaient déjà régulièrement Conscience Sociale sur Twitter et Facebook, et mais visiblement un rappel n'était pas inutile. 

2012/04/03

Le devoir du citoyen

 Ce devoir, c'est celui de s'informer, et d'informer. Plus exactement, dans nos sociétés au consentement fabriqué, c'est celui de bien s'informer, et de bien informer. Le citoyen ne doit pas rester un simple réceptacle, ou une courroie mécanique de transmission, il doit exacerber son rôle de relai actif de l'information. Chaque parole politique est aussi un acte de journalisme. 

En voici une illustration ce matin : Le Monde publie un article de Jean-Marc Ferry : "Les candidats face au défi européen".
Sachant l'importance absolument cruciale de ce thème pour la sortie de la crise systémique mondiale, il a attiré toute mon attention. 
Je dois dire que j'ai été immédiatement déçu par la couverture imparfaite du programme européen de François Hollande. Comme il n'est pas possible de commenter sur le site du Monde sans être abonné, j'ai donc immédiatement contacté l'auteur en personne. Le relai actif que j'ai mentionné.
Il m'a répondu aussitôt, et c'est avec son autorisation que je publie ici mon commentaire et sa réponse. Je l'en remercie sincèrement pour cette démonstration de transparence du débat entre citoyens, dans cette campagne aux enjeux historiques.

Monsieur Ferry,

vous écrivez dans votre article du 02/04 : "Sur le fond, il n'y a pas de vision institutionnelle novatrice concernant l'UE. [dans le programme de F. Hollande]"

Je tiens pourtant à porter à votre connaissance le discours suivant de F. Hollande sur l'Europe :

"L’Europe doit être aussi mieux gouvernée. C’est le rôle du Conseil européen, des chefs d’Etat et de gouvernement. C’est le rôle, aussi, des institutions communautaires – que je respecte. L’Europe a avancé quand elle a été capable d’avoir des chefs d’Etat et de gouvernement qui avaient une vision, mais aussi des institutions communautaires qui prenaient l’initiative, qui anticipaient, qui traduisaient, qui engageaient. Et un Parlement européen qui faisait entendre sa voix. Et c’est pourquoi nous devons aller vers une responsabilité encore plus grande de la Commission européenne devant le Parlement européen, et du président de la Commission européenne devant le Parlement européen."

Pensez-vous vraiment qu'il ne s'agit pas là d'une vision institutionnelle très novatrice concernant l'UE ? Et sans équivalent dans les discours des autres candidats ? Et à même de permettre enfin le contrôle de l'Europe par les citoyens au travers de représentants directement élus ?

Je suis disposé à en débattre avec vous, afin que vous puissiez publier un correctif de votre article, au moins pour rétablir cette vérité sur le programme de F. Hollande.

Cordiales salutations,

--Bruno Paul 
Transparence.me - Conscience Sociale - Democratie Agile - Twitter - Facebook - LinkedIn - Viadeo - G+
Et sa réponse :
Cher Bruno Paul,

Je vous remercie pour cette mise au point. Je me suis en effet indexé sur le programme (en ligne) du Parti Socialiste, et je reconnais ne pas avoir intégré ce discours de François Hollande, dont je partage le schéma en ce qui concerne le retour à la méthode communautaire, moyennant une légitimité renforcée du Président de la Commission (voire de l'Union en général), ce qui implique sans doute une réforme profonde de son mode
d'investiture.

Le Monde tenait à ce que j'évoque les programmes. J'ai donc dû en insérer dans mon article un (trop) rapide aperçu. Cependant mon souci principal était plutôt de faire passer l'idée relative à la sortie de crise.

Bien cordialement, JMF

Prof. Jean-Marc Ferry
http://users.skynet.be/sky95042

Chaire de Philosophie de l'Europe
Université de Nantes
jean-marc.ferry@univ-nantes.fr

Université libre de Bruxelles
jferry@ulb.ac.be

Dont acte.

2012/03/26

La synthèse lucide de l'élection présidentielle

Franck Biancheri nous propose sur twitter une perspective particulièrement lucide et synthétique sur l'élection présidentielle, qui mérite d'être largement diffusée : 
"La séquence géopolitique mondiale qui s'ouvre suite à la crise place la France en position clé du fait du rôle de la France dans l'Europe et de l'Europe dans le monde (comme un ressort dans un système de poupées russes). Du fait de la crise, avec l'émergence de l'Euroland, on arrive à un tournant historique.

La politique étrangère et européenne du futur président est donc déterminante au-delà de tout autre enjeu, car c'est à partir de ce front que tout le reste peut se gagner ou se perdre : économie, social, environnement, emploi, sécurité, régulations. La France n'est jamais forte quand elle prétend écraser les faibles. C'est une France réfléchie et impliquée dans la construction de son avenir ses partenaires et voisins, à l'opposé d'une France qui recopie docilement la politique agressive des US. C'est pourquoi cette élection présidentielle est un moment crucial pour que chaque citoyen puisse influer sur notre futur commun. Alors que N. Sarkozy incarne la continuité de sa politique servile (voir la récente parution de "l'Etat blessé"), voyons ce que propose F. Hollande :
  • "L'affirmation de vouloir explorer plus avant les relations avec les autres puissance : BRICS, Amérique Latine 
  • La sortie en douceur du piège "occidentaliste" (USA / UK / IL) dans lequel Sarkozy a enfermé la France 
  • Sa volonté de renégocier ou plutôt d'ajouter un volet croissance au traité Euroland+
  • La priorité affirmée depuis des mois en matière de jeunesse, à la fois en France et dans la dimension européenne 

    F. Hollande apporte donc un réel engagement européen, et une vraie connaissance du projet européen qui remonte loin."
Au contraire, N. Sarkozy ne représente qu'une impasse insurmontable, car selon l'adage issu d'un texte de Einstein : "Aucun problème ne pourra être résolu avec la façon de penser qui l'a généré." 

Les 22 avril et 6 mai 2012, allez voter.

Et en plus, soyez des citoyens conscients et responsables des enjeux cruciaux de notre décennie (lire à ce sujet "Crise mondiale: en route pour le monde d'après - La France, l'Europe et le Monde dans la décennie 2010-2020"), et des solutions incarnées par F. Hollande pour que notre pays tienne enfin son rôle. 
______________________________
Mise à jour:
J'ai depuis publié ces autres articles en complément :

2012/03/24

US Treasury Foreign Holders: History


New official data series reflect new benchmark survey taken since June 2011, as described in the 02/29/2012 press release :
"It should be noted that in many cases it is not possible to accurately determine the country of residence of the beneficial owner of U.S. securities. Securities are often held in custody in countries other than the beneficial owner's country of residence. Respondents on this survey, in turn, may only know where the securities are held in custody. Thus, excessive foreign holdings may be attributed to countries that are major custodial centers, such as the United Kingdom, Switzerland, Belgium [EuroClear], and Luxembourg [ClearStream]." 

2012/03/18

Le Manifeste de l'Homme Indépendant, par Albert Camus

"Il est difficile aujourd'hui d'évoquer la liberté de la presse sans être taxé d'extravagance,
accusé d'être Mata-Hari, de se voir convaincre d'être le neveu de Staline.
Pourtant cette liberté parmi d'autres n'est qu'un des visages de la liberté tout court et l'on comprendra notre obstination à la défendre si l'on veut bien admettre qu'il n'y a point d'autre façon de gagner réellement la guerre.
Certes, toute liberté a ses limites. Encore faut-il qu'elles soient librement reconnues. Sur les obstacles qui sont apportés aujourd'hui à la liberté de pensée, nous avons d'ailleurs dit tout ce que nous avons pu dire et nous dirons encore, et à satiété, tout ce qu'il nous sera possible de dire. En particulier, nous ne nous étonnerons jamais assez, le principe de la censure une fois imposé, que la reproduction des textes publiés en France et visés par les censeurs métropolitains soit interdite au Soir républicain (1), par exemple. Le fait qu'à cet égard un journal dépend de l'humeur ou de la compétence d'un homme démontre mieux qu'autre chose le degré d'inconscience où nous sommes parvenus.

Un des bons préceptes d'une philosophie digne de ce nom est de ne jamais se répandre en lamentations inutiles en face d'un état de fait qui ne peut plus être évité. La question en France n'est plus aujourd'hui de savoir comment préserver les libertés de la presse. Elle est de chercher comment, en face de la suppression de ces libertés, un journaliste peut rester libre. Le problème n'intéresse plus la collectivité. Il concerne l'individu. 

Et justement ce qu'il nous plairait de définir ici, ce sont les conditions et les moyens par lesquels, au sein même de la guerre et de ses servitudes, la liberté peut être, non seulement préservée, mais encore manifestée. Ces moyens sont au nombre de quatre : la lucidité, le refus, l'ironie et l'obstination.  
La lucidité suppose la résistance aux entraînements de la haine et au culte de la fatalité. Dans le monde de notre expérience, il est certain que tout peut être évité. La guerre elle-même, qui est un phénomène humain, peut être à tous les moments évitée ou arrêtée par des moyens humains. Il suffit de connaître l'histoire des dernières années de la politique européenne pour être certains que la guerre, quelle qu'elle soit, a des causes évidentes. Cette vue claire des choses exclut la haine aveugle et le désespoir qui laisse faire. Un journaliste libre, en 1939, ne désespère pas et lutte pour ce qu'il croit vrai comme si son action pouvait influer sur le cours des événements. Il ne publie rien qui puisse exciter à la haine ou provoquer le désespoir. Tout cela est en son pouvoir.  
En face de la marée montante de la bêtise, il est nécessaire également d'opposer quelques refus. Toutes les contraintes du monde ne feront pas qu'un esprit un peu propre accepte d'être malhonnête. Or, et pour peu qu'on connaisse le mécanisme des informations, il est facile de s'assurer de l'authenticité d'une nouvelle. C'est à cela qu'un journaliste libre doit donner toute son attention. Car, s'il ne peut dire tout ce qu'il pense, il lui est possible de ne pas dire ce qu'il ne pense pas ou qu'il croit faux. Et c'est ainsi qu'un journal libre se mesure autant à ce qu'il dit qu'à ce qu'il ne dit pas. Cette liberté toute négative est, de loin, la plus importante de toutes, si l'on sait la maintenir. Car elle prépare l'avènement de la vraie liberté. En conséquence, un journal indépendant donne l'origine de ses informations, aide le public à les évaluer, répudie le bourrage de crâne, supprime les invectives, pallie par des commentaires l'uniformisation des informations et, en bref, sert la vérité dans la mesure humaine de ses forces. Cette mesure, si relative qu'elle soit, lui permet du moins de refuser ce qu'aucune force au monde ne pourrait lui faire accepter : servir le mensonge. 
Nous en venons ainsi à l'ironie. On peut poser en principe qu'un esprit qui a le goût et les moyens d'imposer la contrainte est imperméable à l'ironie. On ne voit pas Hitler, pour ne prendre qu'un exemple parmi d'autres, utiliser l'ironie socratique. Il reste donc que l'ironie demeure une arme sans précédent contre les trop puissants. Elle complète le refus en ce sens qu'elle permet, non plus de rejeter ce qui est faux, mais de dire souvent ce qui est vrai. Un journaliste libre, en 1939, ne se fait pas trop d'illusions sur l'intelligence de ceux qui l'oppriment. Il est pessimiste en ce qui regarde l'homme. Une vérité énoncée sur un ton dogmatique est censurée neuf fois sur dix. La même vérité dite plaisamment ne l'est que cinq fois sur dix. Cette disposition figure assez exactement les possibilités de l'intelligence humaine. Elle explique également que des journaux français comme Le Merle ou Le Canard enchaîné puissent publier régulièrement les courageux articles que l'on sait. Un journaliste libre, en 1939, est donc nécessairement ironique, encore que ce soit souvent à son corps défendant. Mais la vérité et la liberté sont des maîtresses exigeantes puisqu'elles ont peu d'amants. 
Cette attitude d'esprit brièvement définie, il est évident qu'elle ne saurait se soutenir efficacement sans un minimum d'obstination. Bien des obstacles sont mis à la liberté d'expression. Ce ne sont pas les plus sévères qui peuvent décourager un esprit. Car les menaces, les suspensions, les poursuites obtiennent généralement en France l'effet contraire à celui qu'on se propose. Mais il faut convenir qu'il est des obstacles décourageants : la constance dans la sottise, la veulerie organisée, l'inintelligence agressive, et nous en passons. Là est le grand obstacle dont il faut triompher. L'obstination est ici vertu cardinale. Par un paradoxe curieux mais évident, elle se met alors au service de l'objectivité et de la tolérance. 
Voici donc un ensemble de règles pour préserver la liberté jusqu'au sein de la servitude. Et après ?, dira-t-on. Après ? Ne soyons pas trop pressés. Si seulement chaque Français voulait bien maintenir dans sa sphère tout ce qu'il croit vrai et juste, s'il voulait aider pour sa faible part au maintien de la liberté, résister à l'abandon et faire connaître sa volonté, alors et alors seulement cette guerre serait gagnée, au sens profond du mot.
Oui, c'est souvent à son corps défendant qu'un esprit libre de ce siècle fait sentir son ironie. Que trouver de plaisant dans ce monde enflammé ? Mais la vertu de l'homme est de se maintenir en face de tout ce qui le nie. Personne ne veut recommencer dans vingt-cinq ans la double expérience de 1914 et de 1939. Il faut donc essayer une méthode encore toute nouvelle qui serait la justice et la générosité. Mais celles-ci ne s'expriment que dans des cœurs déjà libres et dans les esprits encore clairvoyants. Former ces cœurs et ces esprits, les réveiller plutôt, c'est la tâche à la fois modeste et ambitieuse qui revient à l'homme indépendant. Il faut s'y tenir sans voir plus avant. L'histoire tiendra ou ne tiendra pas compte de ces efforts. Mais ils auront été faits."
[1]: Albert Camus était rédacteur en chef de ce journal publié à Alger

Cet article devait paraître le 25 novembre 1939 dans "Le Soir républicain". Il avait été censuré, et perdu. Il vient d'être retrouvé. Malgré les dates mentionnées, qui peut nier qu'il soit intemporel ? L'homme indépendant Camus s'attache à réveiller notre conscience sociale. Qu'il nous serve de repère


2012/03/02

Primary Dealers to Fed : "Checklist OK. We are ready for a massive QE3"


As anticipated...
 An operation like QE needs a complex planning to be executed with the less possible risks (speaking for the Wall Street players, primarily).

Here are some of the known steps of the preparatory process, which seem completed now :


"In a reverse repo, the Fed lends securities for a set period, temporarily draining cash from the banking system. 
In a tri-party arrangement, a third party functions as the agent for the transaction and holds the security as collateral. JPMorgan Chase and Bank of New York Mellon are the only banks that serve in a trade-clearing capacity in the tri- party repo market."
This will allow a new massive lend of securities by the FED and only 2 banks will be drained of cash. The FED has sub-contracted the new clearing operations (and subsequent margins) to its 2 closest primary dealers.

2012/02/27

The Artist aux Oscars : Quand le peuple Américain aphone nous crie au secours

 Ces victoires historiques aux Oscars pour un film étranger (meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur acteur, meilleure musique, meilleurs costumes) peuvent être interprétées de plusieurs manières :

Tout d’abord par la reconnaissance d’un travail artistique d’une grande qualité, pour chaque lauréat mais aussi pour l’ensemble de l’équipe (formidable Bérénice Bejo). La mise en abyme du film qui parle de films qui ne parlent pas, d’un acteur du cinéma muet qui s’isole dans son mutisme, du cauchemar d’un monde sonore où il serait le seul privé de voix, le choix à faire entre le monde du bruit et celui des grimaces, tout cela vous l’aviez remarqué.

Certaines personnes peuvent ensuite présenter ces Oscars comme étant le signe d’une suzeraineté affirmée de la culture Américaine sur le cinéma français, avec un film où le nombre de français est réduit au strict minimum, tourné à Hollywood, et qui ne parle que de l’Amérique blanche triomphante des années 20 pour pouvoir mieux ignorer de récompenser plus généreusement l’introspection nécessaire sur leur propre histoire récente avec « La Couleur des Sentiments ». Nous ne sommes pas de ceux-là.

Pour notre part, nous avons voulu voir le succès outre-Atlantique de The Artist comme l’expression d’un appel au secours de l’Amérique. Comment en effet ignorer l’allégorie que le scénario nous propose, le parallèle qui nous est offert :
  • Entre le peuple Américain et George Valentin, au faîte de sa gloire dans le « monde d’avant » et qui refuse jusqu’à ce qu’il soit trop tard de se rendre à l’évidence de l’émergence des nouvelles règles du « monde d’après la crise » dont il est pourtant un des premiers spectateurs? ;
  • Entre les médiatiques guerres de perdition des USA depuis 2001 et la dernière scène du dernier film d’une star en déclin qui se filme en train de s’enliser dans des sables mouvants, résigné à son sort? ;
  • Entre l’inconscient collectif américain de la crise de 2008 et le destin de George emporté dans la tourmente de celle de 1929? ;
  • Entre les pays BRICS et les figurants du « monde d’avant » symbolisés par l’Argentine Bénérice Bejo, et qui parviennent en haut de l’affiche? ;
  • Entre une Amérique assourdissante, cacophonique et que plus personne n’écoute dans le monde, et le cauchemar de George Valentin où de multiples femmes à l’image de Bérénice le dépasse en gloussant sur son état d'hébétude? ;
  • Entre la dégradation régulière de la société US et l’implacable descente aux enfers d’une star prise au piège d’une crise historique et de son fol orgueil, qui ne trouve aucune issue à son obsolescence, sinon dans la solitude et la fuite, et voit toutes ses possessions rachetées par sa jeune concurrente? 
Sic Transit Gloria Mundi. Mais ensuite ?

Pourtant, Bérénice aime George, et essaye constamment de l’aider du mieux qu’elle peut, sans s'imposer. Nous aimons le peuple Américain. Arriverons-nous à temps nous aussi, au moment où George sombre au milieu des ruines fumantes de sa vie ? Or ce n’est pas seulement une question de temps. C’est aussi pour George d’être capable  de reconnaître qu’il peut être aidé, et de l’exprimer, d’oser en parler, et d’agir en concert. La chance de Thomas Langmann c’est d’avoir su favoriser cette mixité culturelle au bon moment historique. La chance sourit aux audacieux, mais le fait que l’initiative vienne d’Européens n’est pas une surprise : c’est bien ce rôle de production d’idées et de réalisation de projets mixtes que nous pouvons mener mieux que quiconque. Ce qui a commencé dans le domaine des Arts et des Lettres, incluant les nouvelles relations internationales, doit s’étendre à tous les autres. Le peuple américain redemandera de cette nouvelle culture qui remplacera avantageusement l’idolâtrie des Chevaux de Guerre. Et nous devrons répondre nous aussi, comme les derniers mots de The Artist : « With pleasure ».

Aujourd’hui, l’Académie des Artistes américains, en décernant ces Oscars, nous adresse véritablement cet appel au secours, d’une voix qui n’est pas muette, mais aphone. C’est bien cette nouvelle posture politique, en rupture avec celle du gouvernement US, qui s’exprime également dans l’Oscar du meilleur film étranger décerné à un film Iranien : « La séparation ».