Cette décennie voit l'écroulement du plus grand désastre intellectuel de l'histoire de l'humanité : la théorie classique de l'astrophysique autour du "modèle standard" et des "supercordes".
Cet effondrement prend
depuis plusieurs années la forme d'un
affrontement "à mort" (scientifiquement parlant) impliquant en particulier la personne de Alain Riazuelo (photo ci-contre). J'ai déjà mentionné
sur ce blog son manque total de rigueur professionnelle et sa lâcheté dans le débat d'idées
contre Jean-Pierre Petit et ses travaux en astrophysique.
Mr Riazuelo s'est trouvé placé en chantre du modèle standard du fait que le champion d'une théorie alternative était lui aussi français, du fait de sa position à l'IAP, et surtout parce qu'il a été piqué au vif par un lecteur, un citoyen qui lui demandait de faire son devoir et de commenter ces travaux originaux. C'est bien cette intrusion de la citoyenneté pour relancer un débat scientifique complètement bloqué qui est ici à souligner.
Depuis lors, cette position héritée de défenseur champion du modèle standard l'a poussé à prendre position de manière particulièrement véhémente contre les travaux de doctorat des frères Bogdanoff, puisque ce sont encore des français (décidément!). Pris dans une logique de "défenseur ultime" qui sacrifie sa propre éthique,
les frères Bogdanoff, devant les manoeuvres répréhensibles et répétées de Riazuelo, ont décidé de porter plainte, ainsi que contre la revue Ciel et Espace qui est l'organe de presse au service exclusif des défenseurs du modèle cosmologique standard,
et qui ne s'en cache pas. Le 14 mars dernier, les frères Bogdanoff ont gagné leur procès. Deuxième incursion de la société dans le débat scientifique, cette fois via un recours en justice. On est monté d'un cran.
Il est frappant de constater que
l'écroulement du modèle standard s'accélérant, on assiste désormais à un "appel à la patrie en danger". C'est ainsi qu'une
lettre ouverte de Ciel & Espace recueillant 334 signatures de scientifiques vient d'être publiée.
Dès lors, il est facile d'identifier deux camps irréductibles :
- ceux qui ont signé cette lettre, dans le camp de Mr Riazuelo, celui de la conservation de la "théorie d'avant"
- tous les autres qui ne l'ont pas signé, et qui par leur action ou bien leur passivité veulent faire émerger un nouveau paradigme, la "théorie d'après", parce que le modèle standard n'explique plus rien des nouvelles observations... sans parler des supercordes qui en 30 ans de recherche n'ont jamais rien pu expliquer, et à commencer comment des milliers d'années homme de recherche fondamentale dans le monde entier ont pu être dépensées dans une telle vacuité.
La confrontation entre les deux camps ne peut pas s'arrêter, et ne peut même que s'amplifier. Ceux qui ont signé cette lettre n'ont fait que rendre légitime l'existence du second camp, qui ne peut plus aujourd'hui être simplement ignoré. Malgré leur nombre apparent, ils se sont marginalisés dans une posture défensive qui met en lumière leur refus du vrai débat scientifique, transparent, comme le réclame Jean-Pierre Petit depuis des années. Dès lors, les jours du modèle standard comme modèle dominant, ainsi que du pouvoir de mandarin de ceux qui le défendent, sont comptés. Les défenseurs emblématiques seront remplacés, les plus féroces isolés, pour permettre aux nouvelles idées de s'installer, et sortir enfin de l'ornière intellectuelle. La France a un devoir particulier en la matière. Ici aussi, notre école de pensée a rendez-vous avec l'Histoire.
Ainsi en va-t'il des mondes qui s'écroulent. Ce changement de paradigme, ici en astrophysique, est aussi à rapprocher de la fin du status-quo général qui a prévalu dans notre société occidentale depuis 1945. Le fait qu'il se déroule dans le champ scientifique est aussi un point d'orgue, puisqu'il met en lumière la capacité d'un système humain, sensé être le plus transparent et ouvert à la contradiction, de s'enfoncer dans une impasse pendant toute la durée d'une génération. C'est donc un indicateur pertinent pour nos travaux d'anticipation politique.