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2012/06/29

How long does it take to build federalism ?

 A brief reminder about U.S. history  teachs us building federalism took 14 years, with a military war as a booster for this process :

Tensions between American colonials and the British during the revolutionary period : 1760s and early 1770s.

American Revolutionary War : 1775 to 1781. 
  • The Continental Congress established a Continental Army under the command of George Washington : June 14, 1775
  • The Congress adopted the Declaration of Independence : July 4, 1776.
  • After the British defeat by American forces assisted by the French and Spanish, Great Britain recognized the independence of the United States: 1781

The Articles of Confederation established a weak confederal government that operated from 1777 until 1789.

Those wishing to establish a strong federal government with powers of taxation organized a constitutional convention in 1787. 

The United States Constitution was ratified in 1788.

The new republic's first Senate, House of Representatives, and president —George Washington— took office in 1789.

These steps and speed have to be compared with similar current EU federalism process and speed, with currently a monetary war as a booster. This process is the birth of the new Euroland sovereign. Humans are not born in a single minute, and a new sovereign entity is not born in a single year, even taking into account the pregnancy or gestation period.

2012/03/26

La synthèse lucide de l'élection présidentielle

Franck Biancheri nous propose sur twitter une perspective particulièrement lucide et synthétique sur l'élection présidentielle, qui mérite d'être largement diffusée : 
"La séquence géopolitique mondiale qui s'ouvre suite à la crise place la France en position clé du fait du rôle de la France dans l'Europe et de l'Europe dans le monde (comme un ressort dans un système de poupées russes). Du fait de la crise, avec l'émergence de l'Euroland, on arrive à un tournant historique.

La politique étrangère et européenne du futur président est donc déterminante au-delà de tout autre enjeu, car c'est à partir de ce front que tout le reste peut se gagner ou se perdre : économie, social, environnement, emploi, sécurité, régulations. La France n'est jamais forte quand elle prétend écraser les faibles. C'est une France réfléchie et impliquée dans la construction de son avenir ses partenaires et voisins, à l'opposé d'une France qui recopie docilement la politique agressive des US. C'est pourquoi cette élection présidentielle est un moment crucial pour que chaque citoyen puisse influer sur notre futur commun. Alors que N. Sarkozy incarne la continuité de sa politique servile (voir la récente parution de "l'Etat blessé"), voyons ce que propose F. Hollande :
  • "L'affirmation de vouloir explorer plus avant les relations avec les autres puissance : BRICS, Amérique Latine 
  • La sortie en douceur du piège "occidentaliste" (USA / UK / IL) dans lequel Sarkozy a enfermé la France 
  • Sa volonté de renégocier ou plutôt d'ajouter un volet croissance au traité Euroland+
  • La priorité affirmée depuis des mois en matière de jeunesse, à la fois en France et dans la dimension européenne 

    F. Hollande apporte donc un réel engagement européen, et une vraie connaissance du projet européen qui remonte loin."
Au contraire, N. Sarkozy ne représente qu'une impasse insurmontable, car selon l'adage issu d'un texte de Einstein : "Aucun problème ne pourra être résolu avec la façon de penser qui l'a généré." 

Les 22 avril et 6 mai 2012, allez voter.

Et en plus, soyez des citoyens conscients et responsables des enjeux cruciaux de notre décennie (lire à ce sujet "Crise mondiale: en route pour le monde d'après - La France, l'Europe et le Monde dans la décennie 2010-2020"), et des solutions incarnées par F. Hollande pour que notre pays tienne enfin son rôle. 
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Mise à jour:
J'ai depuis publié ces autres articles en complément :

2011/11/02

ESB : Quand Wall Street et la City veulent ruiner la renaissance européenne

 Ils (1) s'invitent dans les pages du Cercle des Echos et déclarent à notre place que "les peuples européens ne veulent pas d'un contrôle étroit des budgets nationaux", et les nouveaux ESB (2) qu'on veut vous imposer 

Tout d'abord, il y a une confusion volontaire entre "les peuples de l'Europe", les peuples de l'Euroland, et les lobbies bancaires de la City et de Wall Street. Que la City ne veuillent à aucun prix des Eurobonds, cela se comprend ; que le peuple anglais ne le veuille pas, ça demande à être prouvé ; et dire que les peuples de l'Euroland ne le veulent pas est un propos qui relève de la manipulation de masse. 

Quant aux ESB, ils ont une forte odeur de montage de subprimes rance, vous ne trouvez pas ? C'est encore un merveilleux moyen pour contourner la BCE par une nouvelle agence à créer (à Londres, puisque c'est un produit financier, on l'accueillera avec plaisir !), pour titriser de la dette et reproduire ici l'armageddon financier qui a eu lieu aux US, et SURTOUT éviter une fédération accélérée de l'Euroland (3) qui lui permettrait de sortir par le haut de cette crise, en utilisant les processus de démocratisation.
Ca c'est un vrai plan, dites donc messieurs. Vous savez qu'on a d'autres idées très précises sur "comment faire vraiment de l'euro une monnaie mondiale" sans avoir recours à vos services pas intéressés du tout ? Vous devriez aller proposer vos idées aux Chinois qui sont aussi en train de faire du yuan une monnaie mondiale dès 2015.

Quant à votre proposition de services pour l'Euroland, merci de ne pas nous téléphoner de nouveau, on vous appelera.

(1) le collectif "euro-nomics" rédigeant cet article est formé par 8 personnes nées ou ayant fait leurs études supérieures aux US et UK, ainsi que toute ou partie de leur carriere, et une neuvième qui est un professeur français à HEC. Malgré cela ils se réclament tous comme étant des européens, et bien peu vivent actuellement dans l'Euroland.

(2) ou "Euro Safe Bonds" : quand un financier vous déclare qu'un produit financier complexe est très sûr, et d'ailleurs que son nom le prouve, c'est le moment de lui tourner le dos.

(3) pour être attaquée de manière aussi véhémente et brouillonne, ce qui démontre leur panique, c'est que cette fédération doit être vraiment une initiative efficace.