Il s'agit de la bibliographie relative à mon article publié dans le MAP numéro 1.
[1] Jared Diamond ; « Effondrement » - Gallimard - collection Folio Essais 2006 - ISBN 978-2-07-036430-5 - p.34
[1] Jared Diamond ; « Effondrement » - Gallimard - collection Folio Essais 2006 - ISBN 978-2-07-036430-5 - p.34
[2] Le consensus sur la hausse des températures est loin d’être complet : http://www.pensee-unique.fr/courbes.html
[3] Il faut préciser ce qu’un effondrement de société signifie historiquement (cf Réf. 2 p.756) : génocides, guerres civiles, disparition du gouvernement central ; épidémies ; famine ; progression inexorable de la misère ; vagues d’émigration ; bref une diminution de plus de 50% du nombre initial d’habitants, qui peut s’étaler sur une période de 40 à 200 ans.
A titre de comparaison historique, le génocide mené par les Khmers Rouges à partir de 1975 a entrainé la disparition de 30% des 7 millions d’habitants du pays en 5 ans environ ; les grandes purges de Staline des années 30 firent environ 15 millions de morts, soit entre 8 et 9% de la population de l’époque en URSS ; la peste noire en 1347 a tué entre 30% et 50 % de la population européenne en cinq ans, faisant environ 25 millions de victimes ; la famine irlandaise de la pomme de terre entre 1845 et 1851 fit un million de morts, et plusieurs millions de réfugiés et émigrants. En tout, la population irlandaise baissa de près de 25% en dix ans; de 1959 à 1961 en Chine, le Grand Bond en avant fit entre 20 et 30 millions de victimes, environ 4 % de la population de l’époque ; l’ONU estime que le génocide au Rwanda en 1994 a fait 800 000 victimes, soit 11% de la population, en 3 mois ; 99% des Mayas du Peten (estimés entre 3 et 14 millions) ont disparu après l’an 800, suite à une profonde crise écologique (cf Réf .1 p.274).
[4] L’étude de référence Millenium Ecosystem Assessment de l’ONU qui a rassemblé 1300 experts de 95 pays s’est aussi intéressée aux effets des futures catastrophes écologiques (Breakdown in Ecosystem Services). Pour Order From Strength, un des 4 scénarios investigués, qui n’est pas le pire cas envisageable, indique une probabilité de 70% pour la survenue d’un évènement écologique soudain et catastrophique qui toucherait 1 million de personnes, 40% de probabilité pour 10 millions de victimes, et 10% de probabilité pour 100 millions de victimes. (“Ecosystems and Human Well-Being” - 4 volumes – Island Press 2005 – ISBN 978-1-59726-042-8, volume 2 Scenarios, p.139)
[5] Pour la réponse argumentée aux objections courantes (« le progrès technologique résoudra nos problèmes / on peut toujours trouver une ressource qui remplace celle épuisée / le problème alimentaire mondial est résolu par…/ la situation s’améliore depuis plusieurs années / on ne voit aucun signe d’effondrement / c’est encore une histoire de Cassandre / la population mondiale va se stabiliser / le souci de l’environnement est un luxe, et ne concerne que les pays développés / si la situation devient désespérée, je ne serai plus là pour le voir / on ne peut pas prévoir le futur, même à partir de l’étude des situations passées »), voir Réf.1, p.764 et suivantes.
[6] Voir par exemple les travaux du LEAP
[7] Millenium Ecosystem Assessment - “Ecosystems and Human Well-Being” (4 volumes) – Island Press 2005 – ISBN 978-1-59726-042-8.
[8] François Heisbourg, « Vainqueurs et vaincus - lendemains de crise » – Stock – Coll. Parti Pris 2010 – ISBN 978-2-234-06395-2 - p.126
[9] L’étude Millenium Ecosystem Assessment propose des scénarios jusqu’en 2050, avec certains aspects prolongés jusqu’en 2100.
[10] Cet article se veut suivre l’éthique du futur et « l’heuristique de la peur » définie par Hans Jonas dans « Le principe responsabilité » en 1979. Nous rappelons avec lui que « La prophétie de malheur est faite pour éviter qu’elle se réalise ; et se gausser ultérieurement d’éventuels sonneurs d’alarme en leur rappelant que le pire ne s’est pas réalisé serait le comble de l’injustice : il se peut que leur impair soit leur mérite. »
[11] Pourtant leur choix de construction de scénario répond déjà à ce besoin d’éclairage pour l’aide à la décision, comme en témoigne leur reconnaissance du mode de gestion des écosystèmes (Millenium Ecosystem Assessment “Ecosystems and Human Well-Being” - 4 volumes – Island Press 2005 – ISBN 978-1-59726-042-8, volume 2 Scenarios, p.60) :
[12] Michel Rocard, Dominique Bourg et Floran Augagneur, "Le genre humain, menacé" Le Monde, avril 2011 http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/04/02/le-genre-humain-menace_1502134_3232.html

