2016/10/07

Le modèle cosmologique Janus

J'avais évoqué la crise scientifique en particulier dans le domaine de la cosmologie dans plusieurs articles de 2012 (notamment Une théorie et un homme en crise : les cordes et Alain Riazuelo et Les réseaux Euro-BRICS comme réponse à la crise scientifique) en évoquant comme sortie de crise le développement en cours du modèle JANUS. Je vous y renvoie pour la bibliographie scientifique.

Son auteur principal, le Dr Jean-Pierre Petit, a animé vendredi premier octobre en soirée une conférence de deux heures sur ce sujet dans les locaux de l'Association Andromède, de Marseille, intitulée : "Une interprétation de la matière noire de notre univers en tant que copie de notre propre matière, mais dotée d'une masse et d'une énergie négative."

Il a mis déjà en ligne le support de sa conférence, en deux pdf téléchargeables, à dévorer sans attendre :
L'enregistrement vidéo intégral de sa conférence sera bientôt mis en ligne.
Bien que s'appuyant sur des résultats scientifiquement validés de très haut niveau et publiés, la compréhension du contenu cette conférence, dans un effort remarquable de pédagogie, reste accessible pour des bacheliers scientifiques. Les plus curieux et aguerris pourront creuser tous les aspects dans la bibliographie que j'ai mentionnée.
[Mise à jour: le Dr. Petit a conçu et mis en ligne une série de vidéos pédagogiques pour expliquer les faiblesses des modèles cosmologiques actuels et les réponses apportées par son propre modèle JANUS, à partir de ses publications scientifiques qui ont été acceptées. Vous trouverez le lien de chaque épisode dans les commentaires de cet article.]

Cette conférence sur JANUS arrive à point nommé pour commenter une actualité scientifique: dans une galaxie très, très lointaine des astronomes français ont découvert le premier trou noir "vagabond"

Voici une esquisse d'explication de ce "mystère" qui serait à développer avec le modèle cosmologique Janus, et la nouvelle théorie du trou noir développée par Petit et d'Agostini qui en est issue : 
le premier trou noir supermassif GJ 1417 transforme d'énormes quantités de matière traditionnelle (masse positive) en masse négative (émettant des photons d'énergie négative donc invisible de nous). Cette matière négative reste "localisée"(*) dans un volume autour de GJ 1417, et sa quantité repousse le deuxième astre XJ 1417 de masse positive suivant la loi anti-Newton, lequel devient vagabond. 
Les caractéristiques physiques de cette répulsion pourraient servir à préciser indirectement la distribution de la masse négative générée par GJ 1417. 

Update:
Today 6/11/2016, J.P. Petit has just uploaded the english translation of his public presentation :
Presentation for the public at large of the Janus Cosmological Model

(*) : lire attentivement les références bibliographiques si vous voulez comprendre ce que recouvre cette expression dans le modèle JANUS.

2016/07/24

Faut-il craindre une guerre avec la Russie à l'horizon 2030?

(source de l'image)
L’Express a publié cette semaine un article de Fredrik Wesslau et Andrew Wilson du CFR Européen intitulé ‘Faut-il craindre une guerre avec la Russie à l'horizon 2030?’ que j’estime typique de la doublepensée. [1] 

La doublepensée est en bref caractérisée par une inversion de la logique. La victime est ciblée comme étant l’agresseur, etc. Il est aisé de replacer les choses dans l’ordre correct quand vous connaissez cette recette. C’est ce que j’ai décidé de faire avec l’article de Wesslau et Wilson, à l’identique du procédé que j’avais déjà employé, en veillant pour cette démonstration à rester aussi proche que possible des phrases d’origine, et en ajoutant ou  modifiant certains liens URL.

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L'objectif des Etats-Unis est de conserver son statut de grande puissance. Pour ce faire, ils ne cessent d'user de stratégies économiques, militaires et diplomatiques qui font craindre le pire à ses vassaux et à l'Union européenne. L'analyse de Bruno Paul fondateur de l’initiative Conscience-sociale.org consacrée notamment aux sciences politiques.

D'après l'agence spatiale russe, la Russie colonisera la lune en 2030, les cosmonautes y construiront une base dotée d'une centrale solaire et d'un laboratoire scientifique au-dessus desquels orbitera un satellite. La NASA estime quant à elle à 70% de chances de succès la construction leur nouveau lanceur spatial d’ici 2023, après les abandons des programmes précédents qui menacent singulièrement leur souveraineté dans l’espace. Donald Trump sera peut-être parti depuis longtemps -ou peut-être sera-t-il toujours président. Les Etats-Unis compteront 10% d’habitants en plus qu'aujourd'hui -sauf si Trump bouleverse la politique migratoire- et la croissance restera impossible à prédire. Reste la question de la position du pays sur la scène internationale... 
Dans un article publié par le Magazine d’Anticipation Politique en mars 2013, nous avions expliqué pourquoi les Etats-Unis connaitraient une contre-révolution en 2016. L’actualité nous a hélas donné pleinement raison. Dans le présent article nous examinons comment les Etats-Unis et ses vassaux de l'Est de l'Union européenne pourraient se développer d'ici 2030. 

Pour se légitimer, la Maison Blanche a recourt au conflit

Depuis que G.W. Bush est devenu président en 2000, le contrat social des présidents avec les Américains repose sur la protection contre la menace terroriste au détriment des améliorations régulières de la qualité de vie et des libertés individuelles. Les inégalités de richesse ont explosé aux Etats-Unis, la classe moyenne d'érode rapidement, alors que de 1999 à 2013 le salaire moyen en Russie est passé de 60 à 940 dollars. Mais ce bilan social américain pourrait encore plus se déliter.  
Après l’absence de rebond les deux prochaines années, l'économie européenne stagnera. Les sanctions occidentales, si elles perdurent, influenceront cette impasse économique mais de plus gros problèmes impacteront l'économie américaine, notamment le déclin migratoire, la corruption, la faiblesse de l'État de droit et la mauvaise gestion. D'ici 2030, les Etats-Unis auront perdu plusieurs places et ne devrait plus être dans les 2 premières économies du monde. 
LIRE AUSSI >> Confidence in US institutions | Gallup
Pour renforcer sa légitimité, la Maison Blanche se repose sur le nationalisme, l'aventurisme dans ses affaires étrangères et la désignation d'ennemis extérieurs. Il y aura davantage de "petites guerres avec de courtes victoires" -dans les pays dans la sphère d’influence, dans certains pays du Moyen-Orient - comme on l'a vu en Ukraine et au Brésil. Leur but est de susciter de la légitimité, de détourner l'attention de l'économie et de renforcer le discours selon lequel les Etats-Unis sont toujours une grande puissance. 

Une recherche de l'escalade si ce n'est de la guerre

De ses aventures militaires récentes (Syrie, Afghanistan, Libye, Iraq), Washington n’a pas appris que la force militaire n’est un instrument de politique étrangère efficace pour atteindre des objectifs diplomatiques et politiques qu’à court terme. La modernisation des forces armées se heurte aux restrictions des ressources, mais confère encore à la Maison Blanche un instrument puissant. 
LIRE AUSSI >> NATO Must Stop Crowding Russia | The National Interest
Les forces armées de l’OTAN continueront de cibler principalement l’Organisation de Coopération de Shanghai (OCS) et les pays limitrophes. Les régions les plus exposées sont les États baltes, les Balkans occidentaux, l’Amérique du Sud, l’Afrique du Sud et l'Asie centrale. L'OTAN ne cherchera pas de manière proactive à entrer en guerre avec l'OCS, mais voit un intérêt à s'engager avec empressement dans une escalade majeure, jusqu'à manifester sa volonté -réelle ou feinte- d'utiliser des armes nucléaires

Ses vassaux de l'Est et de l'Europe Centrale en première ligne

Les Etats-Unis devraient encore tenter de dominer ses vassaux les plus sous influence, notamment l'Ukraine. Des vassaux obéissants sont indispensables à la sécurité de l’Etat profond américain et à ses ambitions de grande puissance. Son but maximaliste est un cercle d'États vassaux s'alignant sur les positions de Washington. Le but minimaliste est un cercle d'États faibles et dysfonctionnels, gérés par des leaders corrompus, incapables de se réformer ou de rejoindre l'OCS, l’Union Economique Eurasienne ou l'ASEAN, donc de facto inféodés à Washington. 
LIRE AUSSI >> Interview with Paul Ingram, Executive Director of the British American Security Information Council: NATO Military Buildup Aimed at ‘Ensuring Reasons' of Alliance's Existence ainsi que This is Why Poland, Baltics Want Additional NATO Troops on Their Territory | Sputnik
La Géorgie, l'Ukraine et la Moldavie devraient patauger entre semi-démocratie et réformes partielles. Le postcommunisme miné par l’Etat profond transnational est bien plus difficile à réformer que le communisme, dans la mesure où les élites locales et les réseaux de corruption ont acquis les moyens de reproduire leur pouvoir. Des oligarques et des hommes politiques contrôlent les organes de presse et manipulent la politique. Des systèmes judiciaires pervertis protègent l'élite et minent l'État de droit. 
La Biélorussie, l'Azerbaïdjan et l'Arménie éviteront le déclin en dialoguant avec l'UE en tant que membre de l’OCS. La Biélorussie et l'Arménie resteront dans l’alliance OCS, mais l'amenuisement des ressources de l’OTAN provoqueront une recrudescence de tensions et de menaces de la part de Varsovie et même de Kiev soucieux de s'aligner au contraire avec l'OTAN. Les nationalismes biélorusse et arménien, plus nativistes, devraient croître sous l’influence de la guerre réseaucentrique menée par l’Occident. 

L'Europe dispose de très peu d'options politiques

L'influence que l'Europe peut avoir sur le comportement russe et américain a ses limites. Notamment compte tenu du fait que l'assurance des Etats-Unis est de plus en plus animée par le désir de la Maison Blanche de se légitimer face au déclin économique. 
Cela laisse très peu de bonnes options politiques à l'Europe. Les sanctions économiques sont brutales, ont un coût pour l'Europe et alimentent le story telling de la Maison Blanche. Encourager la dissidence vis-à-vis de l’OTAN des pays-refuzniks de l'Est pose un dilemme sécuritaire classique et fait également le jeu de l’Etat profond américain. Mais en dépit de leurs inconvénients, ces mesures d’émancipation sont nécessaires face à l'agressivité de l’Etat profond américain pour protéger les nouveaux principes sous-jacents à l'ordre sécuritaire de l'Europe. 
Le dialogue est vital, mais doit être approprié. Il ne doit pas signifier une acceptation implicite des transgressions des Etats-Unis en Ukraine ou être synonyme de "business as usual". Si la tendance est aux conflits, alors l'ouverture des canaux de communication avec Moscou et avec Washington sera indispensable pour éviter des calculs fatals.

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[1] Georges Orwell l’a défini ainsi dans son œuvre célèbre ‘1984’ : 
Connaître et ne pas connaître. En pleine conscience et avec une absolue bonne foi, émettre des mensonges soigneusement agencés. Retenir simultanément deux opinions qui s’annulent alors qu’on les sait contradictoires et croire à toutes deux. Employer la logique contre la logique. Répudier la morale alors qu’on se réclame d’elle. Croire en même temps que la démocratie est impossible et que le Parti est gardien de la démocratie. Oublier tout ce qu’il est nécessaire d’oublier, puis le rappeler à sa mémoire quand on en a besoin, pour l’oublier plus rapidement encore. Surtout, appliquer le même processus au processus lui-même. Là était l’ultime subtilité. Persuader consciemment l’inconscient, puis devenir ensuite inconscient de l’acte d’hypnose que l’on vient de perpétrer. La compréhension même du mot « double pensée » impliquait l’emploi de la double pensée. (chapitre III)
La doublepensée est le pouvoir de garder à l’esprit simultanément deux croyances contradictoires, et de les accepter toutes deux. Un intellectuel du Parti sait dans quel sens ses souvenirs doivent être modifiés. Il sait, par conséquent, qu’il joue avec la réalité, mais, par l’exercice de la doublepensée, il se persuade que la réalité n’est pas violée. Le processus doit être conscient, autrement il ne pourrait être réalisé avec une précision suffisante, mais il doit aussi être inconscient.
Sinon, il apporterait avec lui une impression de falsification et, partant, de culpabilité.
La doublepensée se place au cœur même du socialisme Anglo-saxon, puisque l’acte essentiel du Parti est d’employer la duperie consciente, tout en retenant la fermeté d’intention qui va de pair avec l’honnêteté véritable. Dire des mensonges délibérés tout en y croyant sincèrement, oublier tous les faits devenus gênants puis, lorsque c’est nécessaire, les tirer de l’oubli pour seulement le laps de temps utile, nier l’existence d’une réalité objective alors qu’on tient compte de la réalité qu’on nie, tout cela est d’une indispensable nécessité.
Pour se servir même du mot doublepensée, il est nécessaire d’user de la dualité de la pensée, car employer le mot, c’est admettre que l’on modifie la réalité. Par un nouvel acte de doublepensée, on efface cette connaissance, et ainsi de suite indéfiniment, avec le mensonge toujours en avance d’un bond sur la vérité.
Enfin, c’est par le moyen de la doublepensée que le Parti a pu […] arrêter le cours de l’Histoire.
Toutes les oligarchies du passé ont perdu le pouvoir, soit parce qu’elles se sont ossifiées, soit parce que leur énergie a diminué. Ou bien elles deviennent stupides et arrogantes, n’arrivent pas à s’adapter aux circonstances nouvelles et sont renversées ; ou elles deviennent libérales et lâches, font des concessions alors qu’elles devraient employer la force, et sont encore renversées. Elles tombent, donc, ou parce qu’elles sont conscientes, ou parce qu’elles sont inconscientes.
L’œuvre du Parti est d’avoir produit un système mental dans lequel les deux états peuvent coexister. La domination du Parti n’aurait pu être rendue permanente sur aucune autre base intellectuelle. Pour diriger et continuer à diriger, il faut être capable de modifier le sens de la réalité. Le secret de la domination est d’allier la foi en sa propre infaillibilité à l’aptitude à recevoir les leçons du passé.
Il est à peine besoin de dire que les plus subtils praticiens de la doublepensée sont ceux qui l’inventèrent et qui savent qu’elle est un vaste système de duperie mentale. Dans notre société, ceux qui ont la connaissance la plus complète de ce qui se passe, sont aussi ceux qui sont les plus éloignés de voir le monde tel qu’il est. En général, plus vaste est l’information, plus profonde est l’illusion. Le plus informé est le moins normal.
Le fait que l’hystérie de guerre croît en intensité au fur et à mesure que l’on monte l’échelle sociale illustre ce qui précède. Ceux dont l’attitude en face de la guerre est la plus proche d’une attitude rationnelle sont les peuples sujets des territoires disputés. Pour ces peuples, la guerre est simplement une continuelle calamité qui, comme une vague de fond, va et vient en les balayant. Il leur est complètement indifférent de savoir de quel côté est le gagnant. Un changement de direction veut simplement dire pour eux le même travail qu’auparavant, pour de nouveaux maîtres qui les traiteront exactement comme les anciens.
Les travailleurs légèrement plus favorisés que nous appelons les prolétaires ne sont que par intermittences conscients de la guerre. On peut, quand c’est nécessaire, exciter en eux une frénésie de crainte et de haine, mais laissés à eux-mêmes, ils sont capables d’oublier pendant de longues périodes que le pays est en guerre.
C’est dans les rangs du Parti, surtout du Parti intérieur, que l’on trouve le véritable enthousiasme guerrier. Ce sont ceux qui la savent impossible qui croient le plus fermement à la conquête du monde. Cet enchaînement spécial des contraires (savoir et ignorance, cynisme et fanatisme) est un des principaux traits qui distinguent la société océanienne. L’idéologie officielle abonde en contradictions, même quand elles n’ont aucune raison pratique d’exister.

[…] Ce n’est en effet qu’en conciliant des contraires que le pouvoir peut être indéfiniment retenu. L’ancien cycle ne pouvait être brisé d’aucune autre façon. Pour que l’égalité humaine soit à jamais écartée, pour que les grands, comme nous les avons appelés, gardent perpétuellement leurs places, la condition mentale dominante doit être la folie dirigée. (chapitre IX)


2016/06/13

Communiqué de Jean-Pierre Petit

Il y a quelques mois le journaliste Jean-Claude Bourret avait repris contact avec moi.

Depuis 1991 tout le monde sait que je suis « interdit de médias ». Je ne communique, depuis un paquet d’années, que dans le cercle restreint de mes fans. L’idée d’un livre à deux a alors émergé et a vite fait son chemin, sous forme d’une longue interview. 
L’objet, 340 pages, est pratiquement prêt. On en est à la relecture et à des aménagements de détail. Jean-Claude a déjà trouvé le (grand) éditeur, enthousiaste, me dit-il. Selon notre planning le livre devrait sortir à l’automne. [NDE: dans un message du 2/10 sur son site, JP Petit annonce que sa sortie est planifiée en février 2017. Effectivement il sera disponible à partir du 24/02/2017. (Références du livre)]

Ce qui s’est fait jour au fil de cette rédaction est que nous faisions fausse route en pensant que la communauté scientifique pourrait réagir, de manière « conventionnelle ». 

On sait qu’arXiv a établi un barrage vis à vis de nos articles. Mais ceux-ci ont pu être installés sur le site concurrent Researchgate
Résultat : depuis des mois et des mois nous battons le record du nombre de consultations, de téléchargements. Mais question écho : zéro. [NDE: quelques citations d'articles]

Aucune réaction non plus après publication de quatre importants papiers dans des revues de haut niveau. [NDE: Modern Physics Letters A, Astrophysics and Space Science]
Evidemment on pourrait penser que pour pousser des idées il faut les présenter dans des séminaires, des congrès. Comptons alors 20 ans, c’est la moyenne. 

On ne peut pas se la jouer comme cela. D’où ce livre, qui d’ailleurs centré sur un projet. 

J’oubliais de préciser : quand j’ai parlé d’un tel livre Bourret m’a aussitôt dit « je ne veux pas prendre d’argent là-dessus ». J’ai dit la même chose. Donc le bénéfice des ventes ira intégralement dans la caisse d’UFO-science

Mais pourquoi faire ? 
Pour monter des manips de MHD dans un garage, aller dans des congrès internationaux ? 
Non, pour avoir une chance de développer un réseau UFO-catch. Cette caméra de surveillance de l’ensemble du ciel, sur 360° est opérationnelle depuis 2008. Jean-Christophe Doré, son inventeur, l’a ensuite simplifiée, pour abaisser son coût de production. En listant ses composants on est en dessous de 200 euros. 

Le système est opérationnel. Nous avons maintenant plusieurs caméras qui donnent lieu à des détections multiples et nous reconstituons alors la trajectoire en 3D de l’objet observé. 

Le système de Doré est très en avance sur les caméras FRIPON puisque les caméras Ufo-catch enregistrent le spectre de la source. Ainsi, dans les détections réalisées (se référant à de simples étoiles filantes) l’analyse du spectre a conclu à une micrométéorite de type ferrique. 

Le but du projet est de susciter l’implantation d’un vaste réseau d’UFO-catch à travers la France, puis à travers le monde (le dispositif ne fait et ne fera l’objet d’aucune prise de brevet). Avec le livre on fournira les « plans » permettant de construire soi-même ces caméras. Mais si l’argent collecté (par les ventes et éventuellement pas des dons) est suffisant on pourra susciter la production de kits. 

Les possesseurs d’Ufo-catch s’auto-organiseront en réseau en dialoguant à travers un forum qui leur sera réservé. Quand deux possesseurs auront observé le même objet, ils pourront échanger leurs données et les traiter grâce à un logiciel freeware qui leur sera fourni. Et cela en France, mais aussi dans tous les pays où la contagion jouera. 

Bien sûr, dans la majorité des cas, ce qu’ils capteront correspondra à la chute d’une étoile filante ou d’un bolide. Auquel cas, nous nous en sommes assurés, ils pourront adresser ces données au réseau FRIPON

Evidemment, le but de notre traque c’est la trajectoire d’ovni, qui ne pourra alors être réduite ni à l’observation de lanternes thaïlandaises, ni au reflet de lasers sur des nuages, etc. On squeezera alors complètement les actions de désinformation de structures comme le Geipan
Au-delà il faut bien comprendre le sens de cette entreprise Ufo-catch
Nous voulons faire sortir enfin le chat du sac.
Se doter de ces stations d’enregistrement équivaudra à dire : 
- Nous ne croyons plus, ni à nos institutions scientifiques, ni à un quelconque organisme institutionnel pour faire émerger la vérité concernant ce phénomène ovni. Nous pensons même, au contraire, que tous ces gens ne souhaitent qu’une chose : maintenir ce sujet sous le boisseau. Nous nous sommes donc dotés des instruments qui permettront que la vérité éclate, et le temps travaillera désormais pour nous. 
Il y aura ceux qui se procureront le matériel pour construire ces caméras de détection, ou le kit permettant de réaliser ce montage. Mais aussi ceux qui donneront corps à ce projet, en achetant des livres (et/ou) en faisant des dons.

Revenons au livre. Nous l’avons conçu pour qu’il se présente (aussi) sous la forme d’un divertissement. Il est truffé d’anecdotes, parfois savoureuses. On y découvrira des choses inédites, comme le fait, prouvé par ses écrits, ce qui en surprendra plus d’un, que j’ai été lié d’amitié avec Alexandre Grothendieck, qui avait même fait acte de parrainage, par écrit pour le … GESTO lors de sa création ! Mais j’avais gardé tout cela secret. 
Pour ceux qui l’ignorent (voir Wikipedia) Grothendieck est dans le domaine des maths ce qu’Einstein est dans le domaine de la physique et de la cosmologie.

Le livre présentera une vaste revue de question, au terme de laquelle le lecteur sera convaincu de l’inertie, de l’incompétence et de la mauvaise foi du Geipan et des scientifiques qui ont gravité autour de tout cela. 

Quand l’intérêt pour le sujet ovni s’était trouvé démultiplié par nos premiers travaux de MHD on avait aussitôt, en 1977, créé le Gepan. A cette occasion Gilbert Payan m’avait dit : 
- Plus vous serez discret, plus on pourra vous aider. 
On a vu ce que cela a donné. Par ailleurs vous connaissez l’adage : 
- Si vous voulez enterrer une question, créez une commission chargée de l’étudier 
Maintenant ça n’est plus, ni au Geipan, ni à la communauté scientifique de gérer cette question. 
Nous allons faire en sorte que les citoyens de tous les pays s’en chargent eux-mêmes.

Le livre est aussi axé sur la faisabilité des voyages interstellaires, avec présentation d’un début de solution. 
Enfin, cerise sur le gâteau (sur laquelle nos ufologues pourront s’acharner) : la preuve, scientifiquement irréfutable, que l’affaire Ummo traduit bel et bien un contact avec « des gens venus d’ailleurs ». 
Un bon « menu », donc. Vous allez vous régaler.

Bourret et moi sommes sur les starting blocks. On a tous les deux hâte d’en découdre. 
Nous nous sommes bien mis d’accord : rien ne nous arrêtera. En 1991 j’avais reçu des menaces très précises. Je n’ai pas eu à y souscrire. Ayant perdu mon fils peu de temps avant, et seul contre toute la meute (à commencer par celle des ufologues, voir l’émission de Bercoff, sur la Cinq) mes nerfs ont fini par lâcher. Ce n’est pas la peur qui m’a fait décrocher, c’est l’épuisement. 
Là, c’est différent. Si des menaces sont proférées, nous en feront immédiatement état, et elles ne nous impressionneront pas, d’où qu’elles viennent et quelle que soit leur forme.

L’enjeu est trop important. 
Voilà …..